Burn Out Parental
"Je suis au bout du rouleau, je n'en peux plus"
"Je ne me reconnais plus"
La notion de burn out parental a émergée dans les années 80, mais il faudra attendre 2017, pour que le syndrome soit clairement défini par deux chercheuses et thérapeutes, I.Roskam et M.Mikdajcak comme "une exposition pour les parents à un stress chronique en l'absence de ressources pour compenser", autrement dit : quand la balance des stresseurs dépasse la somme des joies.
Nous pouvons retenir 3 aspects qui caractérisent le Burn Out Parental:
- un épuisement physique et émotionnel profond, qui n'est pas ou peu soulagé par le repos
- une distanciation affective qui s'installe progressivement avec les enfants
- une perte totale d'épanouissement dans son rôle de parent
En France, 5% des parents sont concernés par le Burn Out Parental (Source France Assos Santé) et 8% seraient à risque élevé.
Quels sont les signes?
Lorsque le parent accumule plus de stress que de joies dans son quotidien, la fatigue, voir l'épuisement, apparaît.
La lassitude et la perte de plaisir dans l'accompagnement des tâches quotidiennes liées aux enfants s'installent et le parent a la sensation d'agir tel un automate.
D'autres effets, tels que de l'irritabilité, de l'énervement, des disputes au sein du couple, des troubles de la libido, de l'alimentation, du sommeil, des addictions, etc ... peuvent apparaître et engendrer une culpabilité, une perte de confiance et une estime de soi ébranlée.
Les conséquences lorsqu'un parent souffre de Burn Out Parental sont préoccupantes et considérables:
- pour le parent : les conséquences peuvent être multiples et aller de plaintes somatiques (douleurs et maux amplifiés par le stress) aux idées suicidaires (dues au sentiment de ne pas avoir de porte de sortie)
- pour ses enfants : l'épuisement et la distanciation affective du parent entrainent une augmentation de la négligence et de la violence (verbale et/ou physique) subies par les enfants. Des études montrent également que, même en l'absence de diagnostic posé, l'enfant est conscient que le parent ne va pas bien et qu'il intègre que c'est en lien avec lui.
On imagine alors aisément, les dégâts que ce syndrome destructeur peut faire au sein des familles.
⚠️ Notons que le Burn Out Parental n'est en rien lié à une tranche d'âge de l'enfant. Il peut en effet survenir à n'importe quel moment lorsqu'une période est chroniquement plus compliquée. Contrairement aux idées reçues, les hommes sont autant touchés que les femmes.
Nous pouvons constater qu'il existe de nombreux facteurs de risque. La fatigue et l'isolement social à la naissance de l'enfant, la perte de repère, la pression, l'équilibre bouleversé, la gestion du quotidien, les sollicitations constantes, le stress chronique, l'accompagnement des enfants dans leurs apprentissages, etc ... sont autant de défis qui peuvent s'accumuler et conduire le parent au Burn Out Parental.
Les injonctions à la performance et les nombreuses recommandations liées à la parentalité et au bon développement général de nos enfants mettent les parents "à genoux". En effet, dans un souci d'être le parent parfait pour nos enfants, nous nous infligeons parfois plus que nous ne pouvons supporter, nous nous épuisons et, à bout, nous provoquons, bien malgré nous, l'effet inverse en devenant distant, négligeant voir violent.
Mais alors, on fait comment pour éviter ça?
Accompagner nos enfants en adoptant une parentalité positive et une communication bienveillante nécessite de prendre soin de soi!
N'oublions pas que la parentalité positive est un concept, un point de repère.
I.Roskam image ce concet joliment en le comparant à un phare qui éclaire notre route. Le but n'étant pas d'atteindre ce phare mais de se laisser guider par sa lumière.
Il convient de faire de notre mieux, en fonction de notre situation d'aujourd'hui, de nous autoriser à faire des erreurs (exemple pour nos enfants : ils n'ont pas besoin, eux non plus, d'être parfaits) et surtout de nous apporter autant de bienveillance, d'écoute et d'attention que nous en apportons à nos enfants. Autorisons nous à accepter que nous traversons une période difficile pour nous mais que cet état ne nous défini pas.
❤️ De notre bonne santé mentale dépend le bien-être de nos enfants et l'harmonie au sein de notre foyer ❤️
Offrez vous des espaces de respiration, des espaces pour vous, des espaces pour remettre la balance en équilibre!
Prendre du temps pour vous est un acte de responsabilité! Et quelques minutes par jour peuvent faire la différence!
⚠️ Il peut être extrêmement difficile d'en parler et de demander de l'aide. Sachez qu'une fois reconnu et accepté, cet état peut plus rapidement être surmonté grâce à une prise en charge spécifique.
✔️ Si vous pensez être concerné, parlez en à votre médecin généraliste pour qu'il/elle vous oriente vers le(s) professionnel(s) compétant(s) pour vous aider à traverser cette période. N'hésitez pas à prendre contact avec une association de soutien à la parentalité et/ou d'intégrer un groupe de parole.
La sophrologie peut être un soutien précieux, en prévention du Burn Out Parental, pour surmonter le syndrome et dans la reconstruction personnelle.
La sophrologie apporte des outils concrets aux parents en souffrance.
Dans un premier temps, l'écoute et le non-jugement de la/du sophrologue vous permettra de déposer vos doutes, vos peurs, vos pensées négatives... Dès les premières séances, il est possible de constater une nette amélioration de l'état général, en vous reconnectant à votre corps, à votre respiration, en apaisant vos tensions et en retrouvant votre calme.
En (ré)apprenant à écouter votre corps, ses besoins et ses limites, vous aurez la possibilité de (re)prendre contact avec vos ressources, avec vos possibilités, (re)trouver confiance en vous et dans votre rôle de parent, déconstruire certaines croyances et interroger vos propres références éducatives, vous recentrer et réévaluer vos priorités, cultiver l'amour envers vous-même et vos enfants, développer la capacité à prendre du recul et à poser des limites claires, mieux gérer votre stress et soutenir votre équilibre émotionnel, etc ... et ainsi favoriser un climat familial serein.
La sophrologie ne se substitue pas à une prise en charge médicale et/ou psychologique. La sophrologie est reconnue comme Pratique de Soins Non Conventionnelle, et s'intègre en soutien dans un parcours de soins.
Il est à noter que de plus en plus de mutuelles prennent en charge tout ou partie des séances de sophrologie.
❤️ Prenez soin de vous pour pouvoir pleinement prendre soin de vos enfants ❤️
Je suis Adeline Fixot, sophrologue dans le Jura, investie auprès des parents et des professionnels de la petite enfance. Disponible à partir du 25 Aout 2025,je vous accompagne en fonction de vos besoins et de vos attentes, en cabinet, à domicile, en visioconférence ou au sein de vos structures professionnelles.
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